L’adoration du Saint-Sacrement
Qu’est-ce que l’adoration eucharistique ?
Quand une hostie consacrée est exposée sur l’autel ou dans une chapelle dans un ostensoir (objet en or ou en argent le plus souvent en forme de soleil), les fidèles sont invités à passer un peu de temps avec Jésus, présent dans le Saint-Sacrement. Ce temps de prière silencieuse devant le Très Saint-Sacrement est appelé adoration. Une fois exposé, le Saint-Sacrement ne doit pas rester seul et une chaîne de priants se forme pour éviter cela. Quand l’exposition devient permanente, on parle d’adoration perpétuelle.

Et si le Saint-Sacrement n’est pas exposé, rien n’empêche de prier devant le tabernacle !
L’adoration perpétuelle à Montpellier
Après avoir proposé des heures d’adoration continue le vendredi pendant plusieurs années, la paroisse des disciples d’Emmaüs a accepté la sollicitation de Monseigneur Pierre-Marie Carré et accueilli en 2021 une chapelle d’adoration permanente dans l’église St Cléophas (2 place de l'Abbé Crébassol à Montpellier).
La paroisse s'inscrit donc en droite ligne de la recommandation de Benoît XVI :

Je voudrais ici exprimer mon admiration et mon soutien envers tous les Instituts de vie consacrée, dont les membres vouent une partie significative de leur temps à l'adoration eucharistique. De cette façon, ils offrent à tous l'exemple de personnes qui se laissent transformer par la présence réelle du Seigneur. Je désire également encourager les associations de fidèles, de même que les confréries, qui accomplissent cette pratique comme leur tâche particulière, devenant ainsi ferment de contemplation pour toute l'Église et rappel de la place centrale du Christ pour la vie des personnes et des communautés."
Cette chapelle St Michel (12m2) située à l’entrée à droite de l’église et accessible par digicodes sécurisés est proposée à tous les adorateurs de l’agglomération de Montpellier.

La paroisse des disciples d’Emmaüs a ainsi pris le relais de la paroisse St Denis-Cathédrale qui accueillait la précédente chapelle d’adoration.
A la mi-2022, entre 15 et 20h d'adoration sont assurées chaque jour par les adorateurs. Chacun reste une heure par semaine, selon un planning suivi par des bénévoles. Il est possible de découvrir cette pratique sur des temps plus courts, notamment le vendredi où le Saint Sacrement est exposé non pas dans la chapelle St Michel mais dans celle du Sacré Coeur (au fond à droite de l'église), de 8 à 21 h, permettant une plus grande souplesse et ouverture.
Si vous voulez rejoindre cette chaîne d’adorateurs ou découvrir cette "façon essentielle d'être avec le Seigneur", voici les coordonnées à connaître :

Comment adorer le Très Saint-Sacrement ?
Pour commencer, il est bon de rester un petit moment à genoux (si sa santé le permet) et de se laisser regarder par Jésus Eucharistie. Et reconnaître en lui la présence du Père et du Saint Esprit.
Adorer c’est simplement entrer dans son cœur, regarder et se laisser regarder par Jésus.
Pour éviter de dormir ou d’être distrait par ses pensées, on peut s’aider d’une page de la Bible, d’une prière (il y a des carnets dans la chapelle St Michel), du verset d’un psaume, d’une petite prière simple que l’on répète dans sa tête, avec le cœur, de manière continue. Quand on se rend compte que l’on est distrait, on peut demander le secours de l’Esprit-Saint. Et si on n’arrive pas à ne pas être distrait, offrir sa distraction à Jésus.
Être en adoration, ce n’est pas non plus uniquement demander des choses ou se plaindre, il est également conseillé de rendre grâce pour ce que l’on est, pour ce que l’on a.
>> Voir aussi la conférence du Père Jérôme Dernoncourt, missionnaire de la Très Sainte Eucharistie qui explique comment adorer Jésus.
7 raisons sur l’importance d’une heure d’adoration par semaine
Les missionnaires de la Très Sainte Eucharistie ont répertorié les bonnes raisons de venir adorer Jésus régulièrement.
1. Raison biblique
Après avoir donné son corps et son sang à manger et à boire au cénacle, Jésus invite ses disciples au jardin des Oliviers pour prier avec lui : « Ne pouvez-vous pas veiller une heure avec Moi ? » (Mc 14, 27)
2. Raison théologique
L’adoration eucharistique « prolonge et intensifie » ce qui est célébré à la sainte Messe. La célébration eucharistique doit aller de pair avec notre amour personnel pour le Christ dans l’adoration. Adorer le Saint-Sacrement une heure chaque semaine crée un lien direct avec la messe hebdomadaire. La messe et l'heure d'adoration permettent d'acquérir une véritable spiritualité eucharistique, source de grâces pour la semaine.
3. Raison psychologique
Certains déclarent préférer prier chez eux. L’expérience montre qu'il est plus difficile de prier chez soi à cause du bruit, des distractions ou des dérangements divers que dans une chapelle dédiée uniquement à la prière. L’Eucharistie est le moyen sublime que Dieu donne dans la surabondance de son amour pour que l'homme s’unisse à lui. L'Église encourage aujourd'hui vivement la pratique de l'adoration eucharistique. Il serait dommage de la négliger ! Vouloir rencontrer Dieu en nous dans un cœur à cœur sans passer par le face à face de l’adoration nécessite beaucoup de purifications intérieures et une solide formation, sans quoi l’oraison risque de nous ramener à nous-mêmes et non à Dieu présent en nous. Le face à face de l’adoration aide à se décentrer de soi, pour se centrer sur le Christ. Contempler l’Hostie nous conduit au cœur à cœur avec Jésus.
4. Raison pratique
Il est plus facile de libérer une heure par semaine qu’une heure par mois dans notre emploi du temps établi sur une base hebdomadaire.
5. Raison de fidélité
Quelle que soit la discipline que nous exerçons (physique, intellectuelle ou spirituelle), la régularité s’avère fondamentale. Sans ascèse, il ne peut y avoir de progrès. Aucun progrès spirituel n'est possible sans régularité ni fidélité dans la vertu de la prière. Sans cela, la prière risque d'être sentimentale : « je prie quand j’en ai envie, ou plutôt s'il me reste du temps après toutes mes activités quotidiennes... » Et Jésus passe après tout le reste ! Souvenons-nous de la parole de Jésus à Marthe : « Marthe, Marthe, tu te préoccupes de beaucoup de choses, pourtant une seule est nécessaire, Marie a choisi la meilleure part et elle ne lui sera pas enlevée » (Lc 10, 41). Marie était assise aux pieds de Jésus. Elle laisse tout pendant un moment pour être toute à Jésus. L'adoration est une école de ferveur dans la prière.
6. Raison spirituelle
Certains refusent de choisir une heure fixe, mais souhaitent venir ‘librement’, selon leur bon vouloir. Désir trompeur et fidélité hasardeuse ! L’amour pousse à l’engagement. La liberté s'exerce pleinement lorsqu'elle engage à la fidélité dans l'amour. Pour dépasser une adoration affective (on adore quand on le sent... on va prier 'son Jésus') et passer à une adoration ‘en esprit et en vérité’, une adoration en Église et pour l'Église, il faut s'engager !!! « Les véritables adorateurs adoreront le Père en ‘esprit et en vérité’ » (Jn 4, 23). L'adoration devient alors un service pour l'humanité. Nous veillons au nom de l'Église, pour ceux qui en ont le plus besoin... L'expérience montre que l'engagement à une heure fixe permet de persévérer dans les périodes d'aridité et de sécheresse spirituelles…
7. Raison ecclésiale
Donner fidèlement une heure par semaine à Jésus dans la chapelle d’adoration nous aide à nous fidéliser dans la prière. Nous devenons gardien du Saint-Sacrement. Dans le livre de l’Exode (Ex 17, 8-13), lorsque Moïse, soutenu par Aaron et Hur, élevait les mains vers Dieu, le Seigneur donnait la victoire à son peuple. De la même manière, lorsque les paroissiens élèvent à l'unisson leur cœur et leur vie vers Jésus dans l’adoration, Dieu déverse son amour et sa miséricorde sur son Église et chasse toutes ténèbres. Par l’adoration perpétuelle, à chaque heure du jour et de la nuit, nous prenons le relais de quelqu’un et nous laissons notre place à quelqu’un d’autre. Chacun est un maillon indispensable pour que la chaîne de prière soit continue et que soit rendu à Jésus ‘amour pour amour’. L'adoration n'est pas une forme de piété personnelle, mais une prière communautaire qui « élargit le cœur aux dimensions du monde » (Jean-Paul II)
