Le temps pascal : préparation à l’effusion de l’Esprit-Saint

Nous nous dirigeons, comme vous le savez, vers la fête de la Pentecôte où l’Esprit-Saint sera répandu sur les apôtres sous forme de langues de feu. « Alors, remplis d’Esprit-Saint, ils se mirent à parler en langues nouvelle et l’Esprit-Saint donné de s’exprimer à tous et tous se comprenaient. Ils commencèrent aussi à diffuser l’Évangile. »

L’Esprit-Saint ouvre le cœur

C’est vrai que l’effusion de l’Esprit-Saint ouvre l’intelligence spirituelle. La clé de la présence de Dieu, c’est l’Esprit-Saint. Il change le cœur et il pousse les hommes à devenir meilleurs par l’Esprit-Saint. Le Seigneur participe à tout ce que nous faisons dans notre vie, tout ce qui fait notre vie. L’Esprit-Saint est là quand nous avons reçu son effusion. Et alors, nous prenons conscience de Dieu dans nos vies, nous tissons des liens avec Lui. Il est proche.

Il illumine nos vies

L’Esprit-Saint est actif. Surtout quand nous le recevons dans l’effusion de l’Esprit. Cette effusion peut être donnée par le prêtre ou par un laïc qui l’a déjà reçue auparavant. Que l’effusion de l’Esprit-Saint nous aide à nous souvenir de la Parole de Dieu, à comprendre les situations que nous vivons ! Il nous éclaire. L’Esprit-Saint devient la lumière de nos vies. Il nous donne sa paix et l’amour de Dieu. L’Esprit-Saint communique l’amour de Dieu au genre humain tout entier. Il est la source du témoignage personnel et de la révélation de Dieu.

Il nous guide et nous protège

Dans l’effusion de l’Esprit-Saint, ce dernier nous guide dans nos décisions et nous protège dans les dangers tant physiques que spirituels. Vous savez qu’on appelle le Consolateur, car il peut apaiser nos cœurs et nous remplir d’espérance sur l’avenir, notre avenir en Dieu. Tout cela par la force qu’il nous donne. Il donne un esprit de force.

Le baptême dans l’Esprit-Saint

Vous savez que Jean a baptisé dans l’eau pour la repentance, pour le pardon des péchés. Jean nous dit dans Matthieu (3, 11) « Il vient celui qui est plus puissant que moi », c’est-à-dire Jésus. « Il vous baptisera dans l’Esprit-Saint », le feu, et vous recevrez une force. Un Jean nous baptise dans l’eau, et deux Jésus nous baptise dans l’Esprit-Saint.

Le baptême de l’eau, celui de Jean ainsi que la confirmation nous apportent  de beaux cadeaux emballés mais qui souvent demeurent bien emballés et partiellement ouverts. Alors que le baptême de Jésus, le baptême dans l’Esprit, vient ouvrir ces cadeaux et nous donner tout ce qu’il y a dans ces cadeaux. C’est-à-dire les dons, les fruits de l’esprit, les charismes. Il y a toutes sortes de charismes, de dons et de fruits dans l’Esprit. On en parlera une prochaine fois.

Une naissance dans le Royaume

Jésus dit à Nicodème « En vérité, en vérité, je te le dis, à moins de naître d’eau et d’esprit, on ne peut entrer dans le Royaume de Dieu ». L’effusion de l’Esprit-Saint est cette nouvelle naissance qui nous fait entrer dans le Royaume de Dieu. La mission de Jésus a pour objectif de donner l’Esprit-Saint de Dieu en plénitude aux hommes. Cela s’est réalisé par sa glorification à travers sa mort et sa résurrection.

Un feu donné en abondance

L’Esprit de Dieu a été répandu en surabondance, nous dit le pape Benoît XVI, comme une cascade capable de purifier le cœur, d’éteindre l’incendie du mal et d’allumer dans le monde le feu de l’amour divin. Jésus ne veut rien garder pour lui-même et veut nous donner vraiment l’effusion de l’Esprit-Saint. Car avec cet Esprit Saint, nous allons approfondir les grâces reçues dans le baptême et dans la confirmation. Je vous invite à y réfléchir et à le recevoir comme je l’ai reçu. Merci.

Un enseignement de Gisèle Massif

La dimension spirituelle du don

Nous savons que nous sommes dans une période de combat en temps de carême et en temps de sacrifices. C’est un temps de dépouillement. Et bien, c’est l’occasion où Dieu nous attend justement pour manifester notre amour envers lui. Le monde s’inscrit dans cet amour, dans ce sacrifice. On se dira que le monde, c’est une œuvre de justice pour les pauvres. Et quand on sort notre petite monnaie, en fait, on pense aux pauvres. Mais souvent, nous oublions une dimension dans le don, dans le monde, c’est la dimension spirituelle. Sans la dimension spirituelle, sans le lien avec le Seigneur, il ne peut y avoir véritablement de l’aumône.

La preuve par St Paul

J’ai aussi cette parole bien connue de Saint-Paul dans une lettre aux Corinthiens : « Quand je distribuerai tous mes biens pour la nourriture des pauvres, quand je livrerai mon corps aux flammes, si je n’ai pas la charité, tout cela ne me sert à rien ». Alors l’aumône, dans quel sens peut-elle s’inscrire dans le cœur de Dieu ? Comment peut-on toucher le cœur de Dieu par nos aumônes, puisque sans charité, on ne peut pas toucher le cœur de Dieu ? La Parole de Dieu nous dit : « Si on distribuait notre argent, nos biens pour les pauvres, sans la charité, cela ne nous sert à rien ». Alors, je vais vous exhorter à vivre la charité, le chemin de l’amour de Dieu. Avoir cette relation profonde avec Dieu, sans lequel nos actes ne portent pas de fruits.

Donner en union avec Dieu

On n’oublie pas cette Parole du Seigneur « Si vous demeurez en Moi et que je demeure en vous, vous porterez beaucoup de fruits ». Nos actes et nos paroles sont inscrits sont inscrites dans l’accomplissement de la Parole du Seigneur dans cette union avec Lui. Il est soumis à notre réflexion désormais de penser aux pauvres, à des gens, à déjà penser aux signes. Le monde, si c’est déjà pour la gloire du Seigneur, déjà auparavant, avant d’être pour les pauvres. Qu’est-ce que nous pouvons offrir au Seigneur qui le touche avant de toucher aux pauvres, pour ne pas que ce soit un acte humain ? Eh bien, si la charité et la prière, l’aumône et la prière liée sont liées, le don de son argent pour le pauvre, Dieu va le comptabiliser dès l’instant que nous sommes unis à Lui.

Donner avec générosité, pas seulement le surplus

Et on n’oublie pas cette promesse du Seigneur dans le monde. Le Seigneur promet sa bénédiction pour ceux qui donnent avec générosité. Il nous arrive souvent justement de ne pas voir les fruits de notre aumône parce qu’on donne de notre superflu. On donne parce qu’on a beaucoup de pièces. On donne parce qu’on va se débarrasser de nos pièces. Mais ça ne touche pas le cœur. L’aumône, c’est un acte de dépouillement. Il faut que quelque chose en nous puisse nous dépouiller. Et c’est quand on donne, on sent qu’on a vraiment donné. David disait dans la Parole de Dieu, qu’il ne donnera rien à l’Éternel qui ne lui coûte. Chaque fois qu’on n’a pas donné aux pauvres et que cela ne nous a pas coûté, on n’a pas encore vraiment agi dans la charité. Tout ce qu’on donne et qu’on peut donner, parce qu’on peut le faire, ne touche pas encore le Seigneur. Il y a toujours une dimension de sacrifice quelque part, et le Seigneur réclame le sacrifice pour entrer dans Son Royaume.

Tobie et les bienfaits de l’aumône

Je vous rappelle ce que Tobie disait à son fils quand ce dernier a quitté son foyer. Sur les bienfaits de l’aumône. Nous sommes dans Tobie, chapitre quatre, verset sept à douze.

« Fais l’aumône de ton bien et ne détourne point ton visage d’aucun pauvre. Car il arrivera ainsi que le visage de Dieu ne se détourne point de toi de la manière que tu le pourras. Sois miséricordieux, si tu as beaucoup de biens, donnes largement. Si tu en as peu aies soin de partager ce peu de bon cœur. Tu seras ainsi un grand trésor pour le jour du Seigneur. Car le monde délivre de tout péché de la mort et ne laissera point l’âme descendre dans les ténèbres. Le monde sera pour tous ceux qui leur ont fait un grand sujet de confiance devant Dieu le souverain. »

Par cette parole, frères et sœurs, nous voyons donc que le monde a une grande importance devant Dieu. Je vous exhorte donc à être unis au Seigneur en donnant aux pauvres, en pensant à Sa gloire. Et de là, nous porterons beaucoup de fruits. Amen.

Enseignement d’Edouard Sarr

Donnez ce que vous avez avec libéralité et joie

La clé de l’aumône : toucher le cœur de Dieu

Vous vous souvenez, dans l’Evangile, le Seigneur a été attiré par cette femme veuve qui a donné tout ce qu’elle avait. Pourquoi cela a touché le cœur du Seigneur ? Parce que cette femme n’avait rien. Les seuls moyens de subsistance qu’elle avait en fait, c’est ce qu’elle a donné pour le temple. Et donc le Seigneur est attiré. Il est touché. Quand on n’a rien et qu’on donne tout ce qu’on a en fait. Et c’est là la clé de l’aumône. Tout le monde peut faire de l’aumône. Je peux donner à l’église, je peux donner dehors, mais cela peut ne pas toucher le cœur de Dieu.

Qu’est-ce qui touche le cœur de Dieu ?

Il faut qu’il y ait un lien entre le Royaume de Dieu et ce que je donne. C’est aussi répondre à cet appel de l’Evangile, à l’appel aussi de l’Eglise dans le temps de Carême, qui est un sacrifice en réalité. Si je donne, et qu’il n’y a pas de sacrifice, ça ne touche pas le cœur de Dieu. Cette veuve a donné et ça a touché le cœur de Dieu, parce que c’est un sacrifice pour elle. C’est une femme qui n’a rien. Or le Seigneur veut qu’on donne avec libéralité, avec joie, et c’est lui qui qui pourvoit à la Providence. Et souvent on n’a pas confiance au Seigneur parce qu’on a beaucoup de charges. Certes, c’est une raison, c’est vrai. On a des impôts à payer, on a les charges familiales, on a les enfants à gérer. Et on se dit « je gère le plus important, je gère pour ma famille et je donne un peu à l’église et aux pauvres ». Mais ce n’est pas la bonne solution pour le Seigneur. Le manque de confiance fait que justement on demeure dans des situations financières difficiles.

Donner avec confiance

Qu’est-ce qui provoque la bénédiction de Dieu et sa providence dans notre vie ? C’est justement de donner avec confiance. Quand on donne avec confiance le Seigneur, du haut du ciel, regarde ce que nous faisons et cela aboutit à une bénédiction dans notre vie. Donc, je vous exhorte, frères et sœurs, dans ce premier dimanche de Carême, dans cette introduction aux enseignements de l’aumône, à donner avec libéralité, avec joie, en pensant que, justement en ayant cette foi que Dieu pourvoira pour vous. Parce que l’aumône, ce n’est pas seulement le simple fait de donner, mais cela a une signification spirituelle dans le monde, cela touche le Ciel. En réalité, c’est une sorte d’investissement que vous faites au ciel. Ça paraît bizarre, c’est vrai, de le dire, mais Dieu se souviendra de nous. Les situations difficiles, c’est la situation de tout être humain sur la terre. Mais la grâce de l’aumône, c’est que Dieu se souviendra de nous au temps de la disette, au temps de la famine.

L’exemple de Tobie

Je vous donne l’exemple dans la Bible avec Tobie. Si vous connaissez bien le livre de Tobie. Tobie, quand le roi Salmanazar tuait en fait les Hébreux à l’époque, c’était le seul qui prenait les corps des Hébreux pour les enterrer. C’était le seul qui faisait l’aumône. Il y a une parole que j’aime beaucoup dans Tobie. C’est quand l’ange Raphaël va lui dire « Quand tu faisais l’aumône aux pauvres, quand tu ramassais les cadavres des Hébreux. Je voyais tout cela du haut du ciel, et moi, j’ai prié Dieu pour toi. » Donc il y a une providentielle grâce quand on donne. Le monde provoque la grâce de Dieu. Le monde provoque la bénédiction du Seigneur dans notre vie.

Donnez avec joie et sans retenue

Alors je vous exhorte à vous souvenir de l’aumône que vous faites, de donner avec libéralité, avec joie, de ne pas vous retenir quand vous donnez. Donnez avec joie,  en pensant à Dieu, parce que c’est une adoration à Dieu que de donner dans son église, car c’est le Seigneur qu’il a dit. Ceux qui annoncent l’Évangile doivent vivre de l’Évangile. Alors, comment les prêtres peuvent-ils vivre de l’Évangile si nous, laïcs, on ne donne pas assez ? Alors je vous exhorte, frères et sœurs, à donner beaucoup plus et à faire confiance au Seigneur pour le reste de votre vie. Et le Seigneur ne tardera pas à vous bénir dans tous les secteurs de votre vie. Amen